Archives de Catégorie: Actu réseau

Conférence « L’accès à l’eau en Afrique », 4-6 Juillet 2016, Univ. Nanterre

La conférence internationale « L’Accès à l’Eau en Afrique : vers de nouveaux paradigmes ? Vulnérabilité, Exclusion, Résiliences et Nouvelles Solidarités » aura lieu à l’Université de Nanterre – La Défense du lundi 4 au mercredi 6 Juillet 2016.
affiche conference
Vous trouverez  le programme des trois jours ainsi que l’affiche sur le site de la conférence (https://eauenafrique.wordpress.com/programme/).

Conf. Olivia Aubriot le 15 mars 2016 « Dynamiques de gestion de l’eau dans la plaine du Téraï (Népal): implications sur le devenir des systèmes d’irrigation paysans »

Dynamiques de gestion de l’eau dans la plaine du Téraï (Népal): implications sur le devenir des systèmes d’irrigation paysans

par Olivia AUBRIOT, anthropologue (CNRS-Centre d’Etudes Himalayennes)

Les agriculteurs népalais de la plaine sont confrontés, en termes de gestion de l’eau, à deux dynamiques contradictoires. L’une s’inscrit dans le processus d’individualisation d’accès à l’eau (à travers l’utilisation de techniques individuelles comme pompes et forages), qui est lui-même à relier à deux évolutions : d’une part, l’atomisation de la gestion des ressources naturelles et la concentration des activités agricoles autour de la maison en cours depuis un siècle et, d’autre part, une agriculture de plus en plus monétarisée et intensive. L’autre dynamique est associée aux politiques de gestion de l’eau qui concentrent la gestion collective participative à l’échelle du village ou de la communauté, modifiant en même temps les rapports de force à d’autres échelles et notamment le long d’un cours d’eau ou d’un système d’irrigation alimentant plusieurs hameaux. S’y ajoutent en bien des endroits les effets de la périurbanisation, l’ensemble révélant un accès à l’eau de plus en plus inégal et un rapport à cette ressource, éminemment politique et sociale, en pleine évolution. On en profitera pour questionner la méthodologie utilisée, qui privilégie une approche par les aspects techniques pour aborder les changements sociaux.

Le séminaire aura lieu à l’Université Paris 8 – Saint Denis, en Salle D 143 le mardi 15 mars 2016 de 12h00 à 14h30

AFFICHE séminaire doctoral EAU & SOCIETES_Olivia AUBRIOT 15.3.2016

Apér’Eau « Au bord du Brahmapoutre »

Le sixième rendez-vous des apér-EAU scientifique PX prendra la forme d’une projection puis d’un débat autour du film « Au bord du Brahmapoutre » en présence de l’équipe du film : Émilie Crémin (réalisatrice), Franck Guillemain (ingénieur son) et Céline Ferlita (monteuse).

Cet apér-EAU scientifique sera accueilli par la Coordination EAU Ile-de-France à l’espace Comme vous Emoi le,

Jeudi 3 mars à 2016 à 19h
5 rue de la Révolution, 93100 Montreuil
Métro 9 : Robespierre ou Croix de Chavaux

Au-bord-du-Brahmapoutre-01

 

6éme Apér-EAU scientifique : Projection « AU BORD DU BRAHMAPOUTRE », Jeudi 3 mars 2016 à 19h

Conf. de Jorge Rowlands le 23 février « De la rareté à la pénurie de l’eau : une construction sociale dans le bassin Loa (Chili)

De la rareté à la pénurie de l’eau :
une construction sociale dans le bassin Loa (Chili)

par Jorge Rowlands, anthropologue
(EHESS Paris)
Au-delà des conditions environnementales de disponibilité en eau, le phénomène de pénurie est le produit d’une construction sociale, historique et spatiale, liée aux inégalités entre différents usagers qui se partagent la ressource. Pour démontrer cela, la présentation mobilise la notion de cycle hydro-social (Linton 2010) permettant d’analyser les facteurs sociaux de l’émergence de la pénurie de l’eau dans le bassin Loa dans le désert d’Atacama au nord du Chili. Dans ce désert, l’un des plus arides au monde, la rareté de l’eau n’avait jamais posé problème jusqu’à une époque récente. L’accès à l’eau est devenu problématique à partir de l’augmentation du nombre d’usagers et plus particulièrement de la privatisation de la ressource par le Code de l’eau de 1981. L’enjeu de cette présentation consistera à analyser de quelle manière le passage d’une condition de rareté de l’eau à une situation de pénurie de l’eau dans le bassin du fleuve Loa a été influencé par la mise en place du Code de l’eau. À partir de ce questionnement, nous chercherons à comprendre comment se crée la pénurie et comment elle affecte de manière différente les acteurs du bassin et en particulier les communautés autochtones.

Le séminaire aura lieu à l’Université Paris 8 – Saint Denis, en Salle D 143
le mardi 23 février 2016 de 12h00 à 14h30.

AFFICHE séminaire doctoral EAU & SOCIETES_Jorge ROWLANDS_23.2.2016

Soutenance de Alice Songnaba le 10/02/2016

Soutenance de thèse d’Alice Songnaba Yaméogo intitulée :

« Le rapport « Homme-Eau » dans le milieu rural en Afrique Subsaharienne : Formes, pratiques et modes d’usage de l’eau potable introduite dans la commune de Koubri au Burkina Faso »

Sous la direction de Sylvain Lazarus

Lieu : Université Paris 8 – Salle des thèses – Espace Deleuze – Bâtiment A – 1er étage – 2 rue de la Liberté – 93526 Saint-Denis cedex

Horaire : 14h30

Date : Mercredi 10 février

Soutenance de Luisa Arango le 27/11/2015

Ethnographies de la gestion de l’eau à Tuti (Khartoum, Soudan) et Caño de Loro (Carthagène, Colombie). Histoire, localité et politique dans une perspective d’anthropologie urbaine comparée.

Luisa Arango à soutenu sa thèse le vendredi 27 novembre 2015 à Université Paris 8 Saint-Denis

Le jury fut composé de :

Habib AYEB, MC en Géographie à l’Université Paris 8.
Alain BERTHO, Professeur d’Anthropologie à l’Université Paris 8.
David BLANCHON, Professeur de Géographie à l’Université Paris Ouest-Nanterre.
Barbara CASCIARRI, MC en Anthropologie à l’Université Paris 8 (directrice de thèse).
Eric DENIS, Géographe, Directeur de recherche au CNRS (rapporteur).
Aline HEMOND, Professeure d’Anthropologie à l’Université Jules Verne (rapporteuse).
Mauro VAN AKEN, Professeur d’Anthropologie à l’Université de Milano-Bicocca.

Résumé :

Au tournant du XXe siècle, un modèle technique et administratif centralisé est adopté pour l’approvisionnement en eau de consommation dans nombreuses villes de la planète, dont Carthagène (Colombie) et Khartoum (Soudan). Dès lors, associé aux projets de développement urbain planifié, le réseau hydrique se constitue comme une technologie politique et devient un marqueur de la spatialité et des modes de vie urbains autant pour les administrateurs que pour les techniciens et les populations citadines. L’analyse comparée des stratégies d’accès, des usages quotidiens et de l’imaginaire lié à l’eau de deux populations insulaires dont le caractère urbain s’avère problématique – Caño de Loro (Carthagène) et Tuti (Khartoum) – permet d’aborder la complexité sociale des villes du Sud contemporaines. La comparaison comporte dans ce sens une orientation critique et conduit, outre l’étude des dynamiques sociopolitiques propres à chaque contexte, à interroger les diverses catégories d’analyse utilisées au cours de cet étude. Dans la première partie de la thèse, le réseau hydrique est restitué dans l’histoire de chaque agglomération où sa mise en place, relativement récente, repose à la fois sur le renforcement, voire l’émergence, d’importants rapports de pouvoir et sur une transformation dans la conception de la nature et plus particulièrement de l’eau. Ce caractère relationnel et politique du réseau ouvre la voie, dans une deuxième partie, pour comprendre la façon dont la matérialité de l’eau et ses échanges sont producteurs de « localités » particulières au sein de l’espace urbain. Ainsi, l’analyse des relations entre espaces publics et privées par le biais du partage quotidien de l’eau amène à discuter la pertinence de la notion de « gestion collective » des ressources à Carthagène et à Khartoum. La troisième partie aborde les mécanismes mobilisés par différents acteurs dans le contexte particulier de la planification urbaine pour négocier leur marge d’action sur l’eau et la terre. Elle met en lumière la dimension politique des catégories d’appartenance ainsi que le pouvoir transformateur des actions collectives et individuelles dans des situations où la gestion des ressources est davantage traversée par de logiques, à la fois individuelles, locales, nationales et globales.

Mots clefs : Accès à l’eau, réseau hydrique, Khartoum (Soudan), Carthagène (Colombie), comparaison, urbanisation, modernité, planification urbaine, action collective.

Ethnographies of water management in Tuti (Khartoum, Sudan) and Caño de Loro (Cartagena, Colombia). Comparing history, locality and politics in urban anthropology.

Abstract: At the turn of the twentieth century, numerous cities such as Cartagena (Colombia) and Khartoum (Sudan), adopted a centralized technical and administrative model for the management of drinking water. Associated since its construction to planned urban development projects, the water network constitutes a political technology and becomes a landmark of urban spatiality, for politicians as well as for technicians and urban dwellers. The compared analysis of access strategies, daily usage, and the role of water in the imagination of two populations with an ambiguous urban status – Caño de Loro (Cartagena) and Tuti (Khartoum) – allows us to approach the social complexity of contemporary cities in the South. The comparison supposes a reflexive orientation that leads us, over and beyond the socio-political dynamics of each context, to critically consider our categories of analysis. In the first part the water network is contextualized in the history of each city, where its recent apparition and setting up rests upon the reinforcement or creation of dense power relations, as well as a new conception of nature, particularly of water. Such relational and political features lead to, in the second part, an understanding of how the materiality of water and its sharing produces particular localities within the urban space. Therefore, the analysis of relations between public and private spheres through everyday water exchanges lets us discuss the relevance of the notion of “collective management” of resources in Cartagena and Khartoum. The third part considers the mechanisms draw on by different actors within the particular context of urban planning to negotiate their margin of action on land and water. It highlights the political dimension of identity categories as well as the transformative power of individual and collective actions in situations where resource management is crossed with individual, local, national, and global logics at the same time.

Key words : water access, water network, Khartoum (Sudan), Cartagena (Colombia), comparison, urbanization, modernity, urban planning, collective action

Soutenance de Dario Salinas Palacio le 5/02/2016

Géopolitique de l’eau dans l’Espagne des autonomies : Enjeux et rivalités de pouvoirs pour la région de Murcie

Dario Salinas Palacios a soutenu sa thèse de géopolitique le vendredi 5 février 2016 à l’Université Paris 8.

Le  jury fut composé de :

Barbara Loyer, rofesseur à l’Institut Français de Géopolitique (Université de Paris VIII), Directrice de thèse
María José Cervell Hortal, Professeur à l’Université de Murcie, Co-Directrice de thèse
Frédéric Lasserre, Professeur à l’Université de Laval
Pierre Blanc, Maître de conférences HDR Sciences Agro et Sciences Po Bordeaux, Ingénieur en chef des Ponts, des eaux et des Forêts (IPEF)
Jose María Serrano Mártinez, Professeur à l’Université de Murcie
Leandro del Moral Ituarte, Professeur à l’Université de Séville.

Résumé : La récente approbation en 2014 du plan de gestion du district hydrographique du basin Tage établit par la Directive Cadre sur l’eau en 2009 fut bloqué dans sa majorité par des tensions entre plusieurs communautés autonomes (régions) espagnoles autour la mise en place d’un débit minimum pour atteindre le bon état écologique des eaux en 2015. Ces rivalités de pouvoirs territoriales sont influencées par l’avenir du transfert Tage-Segura, symbole de la politique hydraulique espagnole et du développement agricole et touristique du sud-est espagnol. A leur part, le caractère international du Bassin du Tage entraîne l’accomplissement des engagements établis lors de la signature de la Convention de l’Albufera en 1998 entre l’Espagne et le Portugal. Le modèle territorial décentralisé, les choix économiques, la sècheresse, et l’omniprésence politique des discours identitaires accentuent en Espagne la conviction selon laquelle il y aurait des « propriétaires » de l’eau. Les résultats des négociations dépendent de stratégies locales et de leur articulation au niveau national et européen, autant que de considérations écologiques.