Archives de Catégorie: Autres Actu

African Water Symposium on Water Conflict 19 – 21 June 2013

conference on Water Conflict-Peace and Development in Sub-Saharan Africa to be held at Bloemfontein, South Africa, June 19th-21st, 2013

http://www.africanwatersymposium.co.za

 

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L’effectivité du droit à l’eau face au droit de l’OMC » – Marie Cuq (CEDIN)

Le rés-EAU P10 vous invite à son troisième apré-EAU scientifique:

Le lundi 3 juin à 17h30
salle 309 au bâtiment D, à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
 
OMC
 

CATEDRA PALERM / las aguas minearles en méxico… más allá de la formación del Estado

La Coordinación de Organización-Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social de Mexico

Invite à la confèrence : LAS AGUAS MINERALES EN MÉXICO, Mas allá de la formación del Estado – CASEY WALSH (UNIVERSITY OF CALIFORNIA SANTA BARBARA)

C. Palerm

Justice environnementale et droit à l’eau

Justice environnementale et droit à l’eau

22 mai 2013

 

affiche eau

Laboratoire Mosaïques- UMR LAVUE

RéseauP10

La résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies du 28 juillet 2010 (A/64/292) reconnait le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit fondamental. Cette approche a été confirmée avec l’adoption le 30 septembre 2010 par le Conseil des droits de l’Homme d’une résolution qui précise que : « le droit fondamental à l’eau potable et à l’assainissement découle du droit à un niveau de vie suffisant et qu’il est indissociable du droit au meilleur état de santé physique et mentale susceptible d’être atteint, ainsi que du droit à la vie et à la dignité ».

Cela peut sembler vouloir dire que « justice est faite » est que de cette reconnaissance fera naître des politiques de l’eau  « justes ». Mais, dans les faits, cette déclaration, même si elle ouvre des possibilités d’action, soulève de nombreuses interrogations.

Tout d’abord sur le passage toujours délicat de l’affirmation d’un droit à sa mise en œuvre concrète. Mais aussi sur la définition précise du périmètre de ce « droit à l’eau » et son articulation avec d’autres questions telles que les partenariats public privés, les structures de gestion de l’eau et le « statut » même de l’eau dans une perspective d’écologie politique.

Le but de cette journée d’étude, à travers une conférence et deux ateliers, est d’aborder ces questions en conjuguant les perspectives de chercheurs et d’acteurs impliqués dans la promotion du droit à l’eau.

Programme

10h-12h15

 

Le droit à quoi? L’eau, les droits, les êtres humains, et les relations entre les choses

Conférence introductive par J. Linton,

Professeur (adjunct) à Queen’s University, Kingston, Ontario,Canada.

Professeur invité à l’université de Paris Ouest Nanterre.

Cette présentation considère le droit à l’eau comme une occasion de promouvoir une politique plus large de transformation sociale. Deux interprétations du droit à l’eau sont mises en avant pour faire progresser cette politique: tout d’abord, comme « droit à la participation démocratique à la gouvernance de l’eau » (autrement dit à la fabrication de ce qu’on peut appeler le «cycle hydrosocial») et, deuxièmement, comme droit de la collectivité à une partie de la valeur économique générée par l’application d’eau à la production de commodités.

(répondant : D. Blanchon. La conférence d’environ une heure sera suivie d’un débat avec la salle)

13h30-15h30 Atelier  n°1

Le droit à quoi ?

Diversité des modes d’accès à l’eau et justice environnementale.

L’accès à l’eau est une question complexe qui ne résume pas à une réponse binaire. Toutes les études menées dans les pays du Sud ont montré la diversité des modes d’accès et l’existence d’un gradient entre les population privées d’un accès à l’eau « minimal » selon les normes de l’OMS et celle ayant droit à un service comme ceux que l’on connait dans les pays européens. La première question est donc de savoir ce que recouvre exactement le droit à l’eau et ce qu’implique, notamment en terme de justice environnementale, l’octroi d’un seul « minimum vital » (comme cela est fait en Afrique du Sud) ou au contraire la mise à disposition d’un service répondant aux demandes des populations concernées.

Au-delà de l’idée de gradient d’accès se pose la question de l’enchâssement (embededness) de l’eau dans les réseaux sociaux. La notion récemment développée par E. Swyngedouw, J. Linton et al. de « cycle hydrosocial » montre bien la relation réciproque entre le mode d’accès à l’eau et la fabrique sociale, avec l’idée que toute modification du cycle de l’eau modifie les liens sociaux et vice-versa. Ne pas avoir accès à l’eau est souvent la marque d’exclusion sociale et de marginalisation plus que de problèmes financiers ; et inversement, des personnes très démunies peuvent avoir accès à l’eau impliquant des échanges complexes de dons/contre-dons. La question du droit à l’eau ne peut donc se passer de réflexions sur la « socialisation » de l’eau dans des territoires particuliers.

Contributions :

Karine Ginisty (Université Paris Ouest) :

Accéder à l’eau potable à Maputo, regard critique sur un Objectif Du Millénaire pour le Développement.

Luisa Arango (Université Paris 8) :

Quand l’accès à l’eau ne se pose pas en termes de droit: le cas de Tierra Bomba

(Cartaghène – Colombie)

S. Zug (Université de Fribourg) :

Between moral and interests. Understanding water gifts in peri-urban Khartoum

Marie Chaumet (Coordination Eau Île de France)

Étudier le droit à l’eau en Seine Saint Denis

Julie Aubriot (Hydroconseil) :

Usages militants du droit à l’eau en Afrique du Sud: du projet Gcin’Amanzi à l’affaire Mazibuko

16h00-18h00 Atelier n°2

Quels droits ?

Pluralisme juridique et diversité des droits à l’eau dans une perspective comparatiste.

La gestion de l’eau fait généralement l’objet de régulations, formelles ou informelles, très précises au niveau local. Les institutions de gestion de l’eau sont souvent très anciennes et durables. Or, depuis une vingtaine d’années s’est superposé sur ces droits « coutumiers » gérant des « eaux locales » un modèle de gestion « moderne » centré sur la GIRE, censé être plus « juste » pour « gérer une ressource globale ». Comment dès lors concilier ces différents « droits » ?

Et comment appliquer un droit défini abstraitement (et de façon volontairement floue) par les Nations Unies au niveau national et local. Comment peut-on réfléchir sur la notion de justice spatiale et environnementale dans des contextes aussi différents que  New York et Dakar ? Et comment dès lors développer des actions pour promouvoir le droit à l’eau en articulant les  niveaux internationaux et locaux ?

Contributions

Laurent Anstett (Université Paris Ouest) :

Pluralisme juridique et accès à l’eau : le cas de l’irrigation dans la vallée de Katmandou

Ly. Hamidou (Université Paris 8) :

Justice spatiale et droit à l’eau : approche comparée entre New York et Dakar.

Emmanuel Poilâne, Lora Rouvière, Fanny Courric  (France Liberté) :

Une loi sur le droit à l’eau en France : pour quoi faire ?

Florence Higuet (IERPE) :

RAMPEDRE, le Rapport Mondial Permanent en ligne sur le Droit à l’Eau : de la déclaration à la concrétisation du droit à l’eau

Journée Mondiale de l’Eau

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La Journée Mondiale de l’Eau sera célébrée partout dans le monde le vendredi 22 mars prochain!

L’année 2013 ayant été déclarée Année mondiale de la coopération dans le domaine de l’eau par les Nations Unies, la Journée Mondiale de l’Eau se déroulera cette année sur le thème de la coopération internationale.

A cette occasion, le pS-Eau vous invite à visiter ses pages web dédiées à la Journée Mondiale de l’Eau:

Tout savoir sur la Journée Mondiale de l’Eau et s’informer sur la campagne officielle mondiale coordonnée par l’UNESCO;

Quels évènements prévus près de chez vous ? En France et dans le monde, de nombreux acteurs ont prévu des animations pour célébrer l’eau et la coopération autour du 22 mars

Organiser votre Journée Mondiale de l’Eau 2013 : outils pédagogiques, structures d’éducation au développement, portails d’information sur la solidarité, tout y est pour vous aider à monter votre évènement!

La base Pédag’eau du pS-Eau, qui recense des centaines d’outils pédagogiques autour de l’eau et de l’assainissement peut vous fournir des supports intéressants pour vos animations et opérations de sensibilisation. Le pS-Eau vous a préparé une petite sélection d’outils sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour organiser votre JME:

Des films et des vidéos sur les problématiques de l’eau et de l’assainissement

Des jeux et des kits pédagogiques pour informer et sensibiliser les enfants

Des expositions, photos, affiches, pour parler d’eau avec petits et grands

Faites-nous part des évènements que vous organisez pour la Journée Mondiale de l’Eau ou l’Année mondiale de la coopération pour l’eau, pour que nous les relayons sur notre page web!

De même, si vous avez connaissance d’outils pédagogiques intéressants sur les thématiques de l’eau et de la coopération, n’hésitez pas à nous en faire part. Vous souhaitant une très belle Journée de l’eau et une heureuse année de la coopération pour l’eau!

Eau et vulnérabilité dans les Amériques – appel à contributions

Appel à contribution revue L’Ordinaire des Amériques qui a rejoint cette année revue.org. Cet appel concerne le numéro 4 prévue pour le printemps 2014 de la nouvelle version de la revue et porte sur le thème « Eau et vulnérabilités dans les Amériques ». Pour plus d’informations: http://america.hypotheses.org/2434

Séminaire – Eau et biens communs: problématiques juridiques contemporaines et définitions anciennes – Elisabetta Cangelosi, 9 Avril

Elisabetta Cangelosi, docteur en anthropologie à l’Université de Siena
Eau et biens communs: problématiques juridiques contemporaines et définitions anciennes

Mardi 9 avril 2013
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
105 Boulevard Raspail – 75006
Salle 10, 2ème étage, 18h-21h

Les différents discours des économistes sur les biens communs, biens publics, biens globaux, sont largement repris par les mouvements sociaux. Dans ce contexte, l’eau est souvent présentée comme un “modèle” pour la réflexion sur les  biens communs. C’est bien le cas, par exemple, du Referendum qui, en Italie, s’est intégré à un débat beaucoup plus ample sur les privatisations, la reconnaissance de l’eau comme droit humain et finalement sur l’eau  » publique et commune ».

Pour autant, le discours sur l’eau mélange des analyses juridique, économique et culturelle, qui montrent que le lien établi spontanément entre eau et bien communs n’est pas le fruit du  hasard .

E. Cangelosi repartira  du droit romain applicable à l’eau, en mettant en discussion l’idée que le droit romain ne connaissait pas l’idée des biens communs et en discutant les différentes définitions de res publicae etres communes dans ce cadre. Elle s’appuiera sur cet acquis pour présenter le droit international contemporain, en accordant une importance particulière aux fleuves transfrontalières et à la convention internationale qui les régit, ainsi qu’aux contextes nationaux qui hésitent entre privatisation et republicisation des services hydriques.