Wane Saidou

Analyse anthropologique de formes sociales d’accès à l’eau dans la ville de Nouakchott (Mauritanie)

Situé entre l’océan Atlantique et désert du Sahara, Nouakchott la capitale mauritanienne s’est heurtée dès sa création en 1960 au problème de l’accès à l’eau. La décennie de sécheresse survenue dans les années 1970 a empirée le problème notamment à cause de l’exode rural massif qu’elle occasionna. Ville carrefour entre les différentes cultures mauritaniennes (Soninké, Bizâne, Halpulaar’en et Wolof) Nouakchott s’est constituée sur un manque d’accès à l’eau notamment dans les quartiers populaires et périphériques. En quoi la mise en relations de ces cultures dans un environnement urbain sur un fond de difficulté d’accès à l’eau peut-elle générée des discours et des pratiques originales quant à l’accès et la gestion de la ressource ?

L’objectif de notre thèse est de montrer et d’analyser la place de l’eau  dans un système globale qui a donné naissance à la localisation des  compositions sociales, économiques, ethniques, régionales voire familiales (dans certains endroits) à Nouakchott. L’eau est ainsi à l’image de la ville, c’est-à-dire carrefour d’enjeux multiples dans le système urbain nouakchottois. Pour cette raison principalement,  notre thèse s’inscrit dans une approche de « petites échelles » afin de comprendre la logique, le discours, mais aussi les pratiques des acteurs et des institutions (étatiques ou non) engagés dans la gestion de l’eau. Nous partirons ainsi dans nos enquêtes dans différents quartiers de Nouakchott selon leurs particularités.

Notre thèse propose enfin un questionnement sur transformations sociales dans un processus d’urbanisation sur un fond de la ‘’socialisation à l’eau’’ ce qui nous amène d’emblée à appréhender la gestion de l’eau un « fait social total ».

Mots clés : eau, Nouakchott, Mauritanie, socialisation, gestion, accès anthropologie

Contact: skomswane@hotmail.com